Comedia del arte en afrique du sud

18 04 2008

A voir jusqu’au bout !





La première fois …

18 04 2008

Depuis son retour au plusbeaupaysdumonde il y a exactement 2 mois et quelques heures, Hmed n’a pas sorti la tête de l’eau. Le poisson qu’il est devenu se noie sous masse titanesque de travail qu’il accomplis tant bien que mal.

Autant dire qu’il n’a pas eu trop eu l’occasion de profiter des joies du seddari ou du goûter quotidien qu’on lui a fait miroîter pour qu’il accepte de rentrer chez lui. Il n’a pas eu l’occasion non plus de sortir rencontrer la société bien pensante et forcément … vous savez … vous vous en doutez … de le faire …

En réalité, cela faisait près d’un an que Hmed ne l’avait pas fait. Il sentait la pression monter, aucune soupape pour laisser tout cela s’échapper. Il savait qu’à la première fois qu’il le referait ce serait l’explosion, un vrai volcan en ébulition… Ce que tout homme normal pratique de manière régulière, Hmed le considérait comme étant quelque chose d’inaccessible. Pas assez de temps, peur de se mouiller, de se faire mal, il n’allait quand même pas y aller juste comme cela, sans un minimum d’engagement … Non ! Hmed est un homme engagé et digne, il n’irait pas se fourrer n’importe où juste histoire de dire : je l’ai fait !

Eh bien figure toi cher lecteur que Hmed a finalement franchi le pas. En fin de semaine dernière il osa, hésitant, le coeur battant la chamade à la manière d’un adolescent a la rencontre de son premier flirt, il y alla à la fois excité, un peu d’appréhension mais déterminé : cette fois il n’allait pas looser de nouveau, cette fois il faut que ça marche ! Respire un grand coup et vas y !

Hmed franchit la porte, entre d’un pas assuré, s’assied la dévisage, la décortique, il va a sa rencontre. Elle lui semble occupée, très occupée. Elle ne lui accorde aucune d’importance, qu’à cela ne tienne, il est déterminé. Il pose des questions, s’intéresse à elle, la provoque, la teste, il cherche à la coincer … Cette fois c’est sur, c’est la bonne. Je la regarde, elle me regarde, je la désire, elle un peu moins. Elle a grand coeur, elle veut bien de moi. J’en ai envie, mais je ne suis pas un garçon facile… Rendez vous est pris, ça sera pour Jeudi soir. Par mesure de précaution, restons discrets.

Hier, j’y ai pensé toute la journée, j’étais fébrile mais excité. Je ne pensais qu’à ça, je n’arrivais pas à me concentrer dans mon travail. Le soir arriva, j’ai pensé abandonner. J’avais peur des conséquences, mais je me suis engagé, je dois y aller. Arrivé à l’endroit de notre rendez vous je me gare, hésite avant de descendre … je monte dans l’ascenseur et vais droit à notre besogne.

J’enlève rageusement ma cravate, puis la chaussure gauche, la chemise puis suit la chaussure droite, j’étais tout excité de ce qui m’attendais … je me jette dans l’arène comme un chien fou, je donne tout ce que j’ai. Haletant, transpirant, je donne tout ce que j’ai … Et je donne je donne je donne, je me surprend a regarder en meme temps la télé, moment de honte ! Je me reprend et change de position, et je donne je donne je donne … je suis fatigué ! Je me désaltère en ne pensant qu’au troisième round. Epuisé, je décide d’arrêter la partie là, je n’en peux plus et vais prendre ma douche, je me rhabille et range mon sac de sport. L’endorphine me drogue et je ne pense qu’à me jeter sous ma couette… Le repos du guerrier.

Finalement le sport m’a fait du bien, et je repartirai bien pour un autre tour ! Ca faisait près d’un an que je ne m’étais pas bougé.





Une autre lumière au royaume enchanté

14 02 2008

Un ami a déniché pour une petite perle dans notre presse nationale, qu’il s’est empressé de me forwarder.

Je vous la livre tel quel, sans commentaire (et pour cette fois, je fais l’impasse sur le copyright, mais c’est trop bon !)

Que serait, par exemple, la vision 2010 pour le tourisme sans l’effet d’attraction quasi universelle de la moule marocaine ?

La moule marocaine a de tout temps été connue et appréciée pour sa plastique, sa fraîcheur, son goût, et ses qualités aussi bien olfactives que gustatives ; la moule marocaine est, sans conteste, une dimension essentielle de notre identité nationale; de Tanger à Lagouira, la pêche aux moules mobilise, depuis toujours, les énergies et les intelligences de nos concitoyens; chaque Marocain a une technique particulière pour pêcher sa moule et pour l’accommoder; la passion des Marocains pour la moule a fait de sa consommation un art reconnu dans le monde entier; la moule marocaine s’est imposée partout; au Moyen-Orient, dans les pays du Golfe, en Arabie Saoudite, même en période de pèlerinage, en Europe, en Afrique, aux USA; outre le fait que la consommation de la moule marocaine est le meilleur gage de sa qualité, il faut reconnaître qu’elle donne à notre pays un avantage politique et géostratégique décisif sur nos concurrents directs. Que serait, par exemple, la vision 2010 pour le tourisme sans l’effet d’attraction quasi universelle de la moule marocaine ? Maintenant, il y a un problème; le département des Pêches maritimes annonce que les moules, actuellement, «ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique»; il accuse surtout les moules en vrac, les plus sympathiques; celles qui sont conditionnées, les bourgeoises, restent «potables»; un comble.





La loi de Freud et le marocain en colère

14 02 2008

Le Marocain est toujours entrain de râler, d’essayer d’entourlouper la société, d’en vouloir à ses concitoyens. J’ai le sentiment qu’il est beaucoup moins tolérant et qu’il perd son calme beaucoup plus vite qu’il y a de cela une ou deux décades. Il est en colère, contre beaucoup de chose, mais surtout contre son état de … Marocain ! Êtes vous en colère ? Selon ma théorie, oui.

Certainement, les Marocains en ont sur le cœur, et la moindre discussion creuse pour meubler un silence se transforme en reproche contre la société. Ils pensent que le pays va de pire en pire, et ne s’attendent pas à une amélioration. Mais en colère ? Pourquoi ?

Les uns le reprochent au Makhzen de décapiter toute personne qui sort la tête de l’eau, d’autres en veulent au PJD de ne pas apporter une opposition autre que démagogique.

Est ce cela ? Ou est ce peut être les taxes trop élevées ? La vie chère ? La non protection sociale ? Les services publics inexistants ? Cette nouvelle immigration dont il est bon ton de se plaindre* ou plutôt tous ces trains et bus en retard ?

Tous ces bons vieux problèmes peuvent effectivement impliquer un cynisme lassant. Mais est ce que tout un pays peut être en colère à cause des trains en retard ? Non non, il doit y avoir autre chose.


La loi de l’ambivalence de Freud apporte un début d’explication.  Avant que Sir Laurence Olivier n’interprète Hamlet, il était allé voir le Dr. Ernest Jones qui lui expliqua le mécanisme de la loi de l’ambivalence. Il lui expliqua que les être humains étaient parfaitement capables d’aimer et de haïr la même chose; ces sentiments contradictoires menant d’abord à une frustration puis à de la colère.

Peut être que les marocains sont victimes de la loi de Freud. Aujourd’hui, quand ils contemplent leur pays, le grand Maghreb et la (pseudo) nation Arabe, ils sont envahis de sentiments profondément contradictoires. Dans trois domaines sensibles - Islam, Panarabisme et Globalisation - le Marocain est confronté à des dilemmes encore non résolus. Ce n’est pas comme si le Marocain savait ce qu’il en pensait, mais qu’il ne sait pas l’exprimer, c’est qu’il ne sait tout simplement pas ce qu’il en pense. Selon notre loi, il est ambivalent.

Prenons par exemple l’Islam. Le Marocain a été éduqué dans un référentiel religieux qu’est un certain Islam Malékite. Il est pour la piété raisonnée, et aime les aspects esthétiques, solidaires et rassurants de sa religion. Cela le blesse au plus profond de lui même d’entendre de nos jours de plus en plus d’attaques contre sa religion. Il culpabilise souvent de ne pas pratiquer sa religion comme il le voudrait, mais il sait que le bon Dieu est clément.
En même temps, lorsqu’il voit ce que certains se permettent de faire au nom de l’Islam, ou bien le défaitisme ambiant de la société devant l’un des fondamentaux de sa religion : le Destin, il ne sait plus s’il est toujours bon ou mauvais d’être aussi pieux. La religion est bonne pour un certain équilibre, mais si en faire trop doit le mener à ces excès, alors peut être qu’il vaut mieux s’en éloigner ? Le Marocain ne sait pas vraiment ce qu’il pense, il fait des aller-retours vers l’une et l’autre des positions.

Ou alors considérez le Panarabisme. Lorsqu’il voit face à lui une Europe, qui il y a 60 ans se déchirait encore, aujourd’hui plus solidaire que jamais, et qu’en plus ces gens là n’ont rien en commun à part peut être la plaque tecktonic ( ;-) ) sur laquelle ils vivent, le Marocain est pris d’un profond sentiment d’envie et de jalousie. Il aimerait en faire de même avec ses voisins proches et lointains. Après tout, la nature des économies arabes étant tellement differentes les unes des autres qu’elles serait à la limite d’une zone monétaire optimale. Il rêverait de retrouver une grande nation arabe de Bagdad à Poitiers et de Tripoli à Dakar
Mais quand il voit comment certains moyen orientaux s’entretuent pour la présidence d’un pays - le Liban - qui ne fait même pas la distance Casa-Marrakech, ou pour gérer un pays qui n’a même pas sa propre armée - la Palestine - ou encore des gens qui s’entretuent parce que chiites ou sunnites, le Marocain se demande vraiment s’il a quelque chose à voir avec ces animaux imbéciles.

Pareil pour la globalisation. Pour faire simple, le Marocain est très heureux de la délocalisation des centres d’appels et autres taches ingrates dont ne veulent pas les occidentaux sur son sol. S’ils ne veulent pas de ces jobs, lui il saura quoi en faire. Il aime la délocalisation et est partisan de la concurrence la plus sauvage quand il en est bénéficiaire. Il est heureux d’acheter des télévisions chinoises contrefaites, où le SOUNY trône au dessus du recepteur satellite qui lui permet de comparer son Houme Cinima à celui de son homologue occidental.

En même temps, il se plaint à longueur de journée de l’envahissement des produits chinois et de la faillite des industries du textile face à la concurrence chinoise. Ce n’est plus ce que c’était aujourd’hui, et il est plus difficile de faire des affaires.

L’ambivalence de Hamlet mena à la mort et la destruction tout autour. Esperons que je me trompe, et que la loi de l’ambivalence ne s’applique pas au plusbeaupaysdumonde. Autrement, on pourrait peut être tous se mettre au Yoga ?

* Ces pauvres immigrants ne doivent pas depasser les 50,000, mais les marocains aiment bien s’en plaindre, ça les rapproche des pays “développés”





Random Flickr pictures

13 02 2008

J’ai envie de dire : “cap’ ou pas cap’ ?”

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De la gestion des attentes

13 02 2008

La politique, tout comme les marchés financiers, est un domaine où les acteurs doivent gérer les attentes des électeurs ou investisseurs.
L’une des stratégies les plus efficaces sur le moyen terme est souvent de faire un pas en arrière et attendre que la tempête passe.
En finance, lorsque les “spécialistes” publient leurs prévisions d’évolution d’une compagnie, bien souvent les managers se mettent en retrait et évitent de commenter.
Sûrs de leur fait, ils ont alors toute latitude pour battre les attentes du marché et ainsi créer un engouement sur leur titre. Les compagnies qui surprennent positivement le marché sont alors décrites comme ayant un résultat “exceptionnel”, ou vivant une “dynamique” de croissance.
La “dynamique” est aussi un terme politique. Pour la réaliser, il faut donner aux électeurs des attentes basses, pour ensuite les battre haut la main.
Certains gestionnaires de fonds, focalisés sur l’approche saine et long terme, refusent de lire la presse spécialisée ainsi que les éditoriaux et analyses techniques concernant les actifs dans lesquels ils investissent. Ils refusent tout autant de rencontrer les managers des compagnies dans lesquelles ils investissent. Ils cherchent ainsi à se déconnecter de tout effet de mode, mais aussi à ne pas entrer dans la logique citée plus haut. Ils évitent ainsi le piège dans lequel tombent les spéculateurs de tous bords. Selon eux, sur le long terme, analyser les comptes passés et avoir la “big picture” est tout ce dont ils ont besoin pour faire des investissements fructueux. Tout est une question de bon sens.

Du bon sens !

Le bon sens, voilà ce que nombre d’investisseurs marocains ont perdu dernièrement. Comment est ce qu’une bourse ayant réalisé une performance de plus de 211% depuis deux ans peut-elle être qualifiée de raisonnée. Cela devient encore plus frappant lorsque l’on compare celle ci à ses homologues nord africaines ou moyen-orientales qui ont réalisé une progression moyenne de 61%.
Ne possédant pas de ressources naturelles s’échangeant tous les jours plus haut, étant dépourvu d’une économie basée sur la consommation, et possédant l’une des économies les plus inégalitaires du globe, nos perspectives sont beaucoup moins claires que celles des pays du GCC (Arabie Saoudite, Oman, UAE, Bahrain, Qatar et Kuwait). Malgré les chantiers en cours aux quatre coins du pays, cela ne donnera certainement pas un avantage compétitif au pays.
Cela me fait sourire d’entendre les marocains se targuer d’avoir ces autoroutes, ces ports et aéroports en constructions, ces ronds points tout beaux un peu partout. Seulement l’époque à laquelle cela était un avantage est révolue. Aujourd’hui tout le monde possède ces infrastructures, ceux qui en sont dépourvus sont plutôt ceux qui resteront sur la touche. Ces infrastructures en devenir, ne saurait être des éléments justifiant la cherté de nos actifs. Et jusqu’à aujourd’hui, je ne vois encore aucune raison à ce niveau de prix. Le parallèle peut être aisément établi au secteur de l’immobilier.
Quand le marché est déconnecté de ses fondamentaux, la meilleure attitude à avoir est de reculer et d’attendre que la bulle explose.

La dynamique

La “dynamique” c’est ce qui semble manquer à nos politiciens. Pourtant, dénués de toute compétence managériale, la moindre des choses aurait été qu’ils comprennent les principes qui la font naître.
Quand le PJD a annoncé qu’il espérait glaner de 70 à 80 sièges au parlement, il a fait preuve d’un trop grand optimisme. Quand les analyses voyaient l’USFP bien se défendre dans certaines circonscriptions, c’était faire confiance à des experts qui n’en sont pas. Quand l’Istiqlal a annoncé des objectifs modérés et les a battus, ils ont fait preuve d’intelligence. Malheureusement, cette intelligence ils la perdent. Et ce n’est pas la seule chose qui se perd.
Cette alchimie qu’avait su créer le gouvernement Jettou et la confiance qu’ont retrouvé les ménages et entrepreneurs sont entrain de s’éroder face à l’incompétence affichée du chef de notre exécutif. Le train des réformes et des grands projets est entrain de ralentir depuis Octobre 2007, et si celui ci est encore en mouvement, ce n’est que l’effet d’inertie légué par l’équipe précédente. L’on se demande parfois si ce train a, pour l’instant, donné la moindre impulsion dans le bon sens.
Lorsque le Premier Ministre est publiquement désavoué par S.M le Roi (cf. tutelle des agences de développement), celui ci répond qu’il est heureux de se voir corriger ses erreurs. Lorsque ce même premier ministre déclare qu’il ne parle que l’arabe classique chez lui (et au passage, que notre darija n’est pas noble), celui ci nous fait reculer de plusieurs décennies en arrière. Il est en quelques sortes la Corée du Nord du monde politique marocain. Il a une force nuisance et de destruction inouïe sous la main, et la moindre de ses idées géniales peut se transformer en gigantesque champignon nucléaire. L’Algérie peut vaquer à d’autres occupations, avec un gouvernement pareil, nous n’avons plus besoin d’ennemis.
Certes, nous n’avons que le gouvernement que l’on mérite, et je n’ai pas à me plaindre moi qui ne suis même pas aller voter, mais il est une mode qui veut que les actions préventives soient prises avant que les effets ne soient irréversibles.
Mr. El Fassi (ma petite bambie à moi) s’est accroché du bout des ongles, bravant vents et marées dans l’espoir d’accéder un jour au sésame de la Primature. Il lui est même arrivé d’accepter un ministère sans portefeuille pour attendre au chaud que sa place se libère. Aujourd’hui qu’il a goûté à la gloire et aux délices de la fonction, il serait peut être bénéfique pour (lui et pour) nous de laisser la place à plus compétent et volontaire. Si le titre de Premier Ministre lui tient tant à coeur, il pourra le garder pour des fonctions honorifiques. Mais de grâce ! Qu’il arrête de faire de la politique contre productive.





Et le respect de la vie privée dans tout ça ?

12 02 2008

Il y a quelques années de cela, le ministère de l’intérieur avait signé un accord avec des partenaires étrangers pour développer un système de cartes d’identités biométriques. La levée de boucliers que j’espérais en apprenant la nouvelle n’a pas eu lieu. S’il est bien une chose que l’on porte sur nous, toute notre vie, ce sont bien nos données biométriques. La moindre faille dans le système informatique contenant ces données permettra à ceux qui se les sont procurées d’avoir des données sensibles sur chacun d’entre nous (cf. l’histoire des 20 millions de britanniques). Ces données, une fois entre les mains d’un tiers, j’insiste dessus, ne pourront jamais être changées (tel un login ou un mot de passe). Vous et moi les portons en nous, toute notre vie. Malheureusement, aujourd’hui il est trop tard pour réagir.

Dans le même registre, j’ai lu aujourd’hui une dépêche Reuters indiquant que Bank Al Maghrib (la banque centrale) à signé un accord avec la firme Experian pour tout ce qui a un rapport avec le Credit Check.

What is credit check

Il s’agit d’une base de données centralisée chez un prestataire (Experian en l’occurence) qui contient les informations sur nos habitudes de consommation, nos entrées et sorties d’argent etc. Le but de ce système est de fournir aux différents organismes de crédit et aux banques (il y en aurait 70 au Maroc) une information fiable mais surtout calibrée aux mêmes critères (et donc objective et juste) concernant la solvabilité de chacun d’entre nous. Fine. Le but est louable et une information précise et objective permettra aux différents prêteurs de n’accorder des prêts qu’aux gens ayant un ratio de solvabilité présentable (je passe sur le débat interminable sur “on ne prête qu’aux riches mais pas aux pauvres”, on n’est pas là pour ça). Une meilleure connaissance de la solvabilité des clients permet d’éviter de prêter à des personnes qui courent un risque d’insolvabilité, et donc d’éviter de déstabiliser le système financier (ex. Subprime Crisis). Still fine…
Seulement le risque dans l’histoire, et je le vois venir gros comme une mamma italienne, c’est de voir la population bancarisée opter de plus en plus pour une gestion de leur Credit History à l’anglaise ou américaine : Une carte de débit + Une ou plusieurs cartes de crédit. La différence entre ces deux types de cartes est que l’une “tire” directement l’argent de notre compte (débit) tandis que la carte de crédit permet d’effectuer des paiements que l’on ne paie en réalité qu’à la fin du mois.

The more you spend, the better your score

Le credit history et le credit score sont grosso modo calculés sur ce que vous dépensez avec votre carte de crédit. Plus on dépense, meilleur est votre score. L’effet pervers de ce système est de pousser les gens à la surconsommation. En effet, dans les pays ou le credit check est répandu, il peut être utilisé par votre agent immobilier pour vérifier votre solvabilité, par votre opérateur téléphonique pour savoir s’il vous accepte sur son réseau, par votre fournisseur d’accès à internet … bref, par tous les gens à qui vous devrez payer une dîme régulièrement. Malheureusement, ceci a pour conséquence de pousser les gens à la surconsommation : plus on consomme, meilleur est notre score. Et si notre score est meilleur, plus simple sera l’accès aux services de base (logement, telecoms etc.). La conséquence ultime étant bien entendu un surendettement des ménages.
Imaginons le pire, s’il vous arrive d’avoir à un moment donné et de façon ponctuelle des difficultés financières. Le credit score est immédiatement et durablement impacté par cela, vous privant d’une multitude de services.

Concurrence muselée

Une autre répercussion de ce système est la mort de la concurrence (en faveur du client) dans le secteur bancaire et du crédit. Il est évident que deux banques ayant un coût du capital comparable, et la même information sur le client proposeront des taux de crédit (immobilier, à la consommation etc.) comparables.
L’un des principe de base de la négociation se retrouve en faveur des organismes financiers dorénavant : l’asymétrie de l’information. Auparavant, celui qui en savait le plus sur la réelle situation financière était le consommateur, établissant (un peu) le rapport de forces en sa faveur. Dorénavant, ce rapport sera en faveur de l’organisme de crédit puisque ce dernier, connaissant non seulement parfaitement notre profil, mais aussi le sien (!) : il est avantagé par cette information complète car sachant qu’aucun autre organisme ne présentera de meilleure offre.





Ôde à mes bourreaux

11 02 2008

C’est avec beaucoup d’enthousiasme (feint) qu’aujourd’hui j’écris ce post digne d’un article de M. ALAOUI (Le Matin du Sahara).

Chers lecteurs, je tiens à rendre hommage à l’intelligence hors du commun de deux des plus talentueuses blo(a)gueuses du Maroc.
La qualité de leurs billets n’a d’égal que l’infinie beauté qui les caractérise.
Drôles, intelligentes, perspicaces, vous êtes pour moi un modèle.
Tequi(ladrenaline) et Lady Zee*, que Dieu les glorifie, sont de la race qui mène les combats les plus épiques contre l’injustice dans le monde et leur vision nous guidera tous vers des sommets s’il plaît à Dieu.
Je tiens aussi à préciser que billet n’a pas été écrit sous la menace et que si c’était à refaire, ce serait sans hésitations.

DNES, Hmed La3robi

(Alors contentes ?)

* Que la princesse Diana jalousait pour son anglais impeccable ;-)





Hmed est furax

11 02 2008

Hmed est furax, il s’en veut.
L’anonymat auquel il tenait tant vient de se briser.  Lui qui pensait avoir pris toutes ses précautions, le voila démasqué !
Au fond, en quoi cela le gêne-t-il ?
Le macho qui sommeille en lui n’a jamais accepté de montrer sa face cachée. La tribune qu’est ce blog, il voulait en faire une sorte de journal intime. Y écrire ses pensées et réflexions. Tout cela sans jamais compromettre cette muraille de Chine qui séparait le personnage qu’il s’inventait de sa réelle identité. Hmed comptais utiliser cette tribune pour faire part de ses opinions politiques, son avis sur les développements de la société marocaine.  Il voulait participer au débat en apportant ses idées et en prenant des initiatives.
Il avait une idée bien ficelée du concept du blog. Le tout s’articulait autour de l’anonymat du rédacteur …

Malheuresement, Hmed a mal joué son coup et il s’est fait demasquer par une paire de detectives hors normes.
Cachez vous bien amis bloggers, elles vous ont à l’oeil !

Tant qu’il n’aura pas trouvé la faille, il ne bloggera plus !

(A moins qu’elles avouent comment elles m’ont reperé … ou qu’il recoive 100 messages de supplications)

Entre temps, Hmed boude !





Je te quitte pour une autre …

11 02 2008

C’est drôle comme l’homme peut être ingrat.
Toi ma belle qui m’a tout donné, je te quitte aujourd’hui.
A notre rencontre j’étais l’un de ces amants fous, puis vint le temps de la passion, la raison et aujourd’hui … l’abandon.
Je t’ai aimée passionnément, entièrement, follement. Je connaissais tes moindres coins et recoins que d’autres ne surent pas apprécier.
Tu m’as tout donné, tu m’as ouvert les yeux. Avant toi je n’étais qu’un perdu parmi tant d’autres. Tu m’as donné l’ambition, l’envie d’aller toujours plus haut. Et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui je te quitte.

Ingrat ! Oui Ingrat ! Je te quitte pour une autre. Je n’en n’avais pas assez de toi et pourtant je m’y résigne.  Je ne vais pas au combat, mais c’est tout comme.
Ma belle, je t’ai donné mes plus belles années ! Tu m’as récompensé par les valeurs que tu m’as inculquées.
Le dur labeur est ton leitmotiv, aujourd’hui c’est pour moi une devise. Du raffinement qui te caractérise j’ai tenté de m’imprégner.
Le printemps dans tes bras est doux, tendre et réconfortant. L’hiver, seul tu te montrait dure, froide et sans pitié.
Tu vas beaucoup me manquer très chère, et toute ma vie je te serais reconnaissant. Si un jour j’ai des enfants j’aimerais qu’ils te connaissent. Bientôt nos chemins se recroiseront, et là sera l’amour éternel.

A bientôt Londres ! Ce n’est qu’un au revoir !