Hmed and the City
7 02 2008
C’est officiel, presque fait, Hmed rentre définitivement à Casa. L’adverbe lui fait peur et pour cause : pour lui, le plusbeaupaysdumonde est à l’image d’un Hammam, et comme tout le monde le sait, “l’entrée du hammam n’est pas comme sa sortie” (dkhoul l7ammam machi b7al khroujou). Si Casablanca est la salle chaude, le microcosme dans lequel il évolue (comme un poisseau dans l’eau bouillante) est certainement la berma.
En fait, la simple idée d’être obligé de vivre aux cotés de certains archétypes Casablancais l’énerve déjà. Mazal 7ta ma guelna besmellah … De qui parle-t-il ? No need to hurry …
D’abord, il convient de t’expliquer cher lecteur que Hmed est ce que l’on peut appeller sans exagerer, un terroriste comportemental. Je m’explique, il ne supporte personne, et n’accepte pas que quelqu’un ait une philosophie de la vie differente de la sienne. Dans le cas où il rencontre un co-adepte du seul comportement possible en société, ils se jetteront des regards complices sans forcément se parler : “je t’ai reconnu, pas la peine d’en dire plus … eh oui que veux tu ? Nous sommes entourés de sauvages”. Méprise !
Selon sa théorie, les sauvages se subdivisent en plusieurs tribus.
Le show-nothing-off
Toujours en période post-adolescente, il a fait quelques années d’études de seconde zone qui se sont soldées par un echec bien évidemment. Vivant toujours chez Papa / Maman, il masque son chomage par un sombre projet de “monter sa boite”. Leur secteur de prédilection : la com’, un resto’ ou une boîte de nuit. Ce genre de personnages est le roi des discussions creuses au sujet de la bourse ou de l’immobilier, c’en est bien évidemment un expert et il est toujours au courant des derniers tuyaux qui permettront à ceux qui veulent bien l’écouter de faire l’affaire du siècle. Souvent assis aux tables les plus branchouille de la ville, il est habillé à la dernière mode, tandis qu’il n’a jamais changé la marque de son gel. Il emprunte la BMW ou Mercedes de Papa le soir et évite de faire surface le jour. Généralement, ce genre de personnage était populaire au lycée, et s’accroche tant bien que mal à une gloire passée en fréquentant la même clique, persuadés d’être toujours aussi successful.
Le jeune cadre dynamique
Il travaille comme cadre moyen ou débutant dans une multinationale ou dans une boite de com’ (justement), et se debrouille tant bien que mal à réaliser ses projets. L’un d’entre eux est d’ailleurs de se payer un appartement à Racine en attendant de pouvoir se financer sa future villa. Souvent d’agréable compagnie, il est au fait des dernières tendances, mais n’y adhère pas forcément. Il croit souvent que ce que la discussion entre ses boss, qu’il a entendue à coté de la machine à café, a valeur de loi. Forcément, tous ceux qui ne sont pas du même avis sont des brebis égarées qu’il s’efforcera par tous les moyens de ramener dans le droit chemin. Il roule en petite berline et cherche sans le montrer un petit bout de femme, pas trop indépendante, pour lui passer la bague au doigt. Bien évidemment, sa tache se trouve des plus ardues en ce moment puisqu’elles sont tous les jours plus matérialistes.
Le MRE new-age
Après son bac, il s’en est allé faire ses études en France ou aux US et s’est installé dans son nouveau pays. Généralement consultant, IT-guy ou analyste financier, il est persuadé que ceux qui ne sont pas restés à Paris, Londres ou New York ont échoué. Depuis 3 ou 4 ans, il repousse l’échéance de son retour définitif à Casa d’un an. D’abord pour des raisons de naturalisation, ensuite pour des raisons de promotion puis enfin son retour est conditionné par le fait de trouver un boulot où l’on reconnaîtra sa vraie valeur professionelle : c’est à dire indescement payé, et plus de responsabilités qu’un premier ministre (pas trop difficile à faire). Il vit dans un deux pièces à Montparnasse ou Fulham Road, mais au fond, regrette que sa vie professionelle ressemble étrangement à celle de sa période étudiante …
Face à ces tribus, il y a encore plus d’archétypes de sexe feminin. Leur description fera l’objet d’un nouveau post.




ça c’est les sauvages!! et les non sauvages alors?
pluuuus vite! pluuus vite!
aide nous à mieux connaître hmed stp!
Hmed, merci pour ce texte, vraiment
je reconnais des tas de “sauvages” a travers tes descriptions
Cela voudrait dire que je fais partie d’une des deux premières catégories, vu que je bosse dans la com’… hem…
Mais ne t’inquiète pas, le retour se passe bien… Moi ça fait un an tout juste que je suis rentrée et je ne le regrette pas (ou pas encore, c’est à voir !)
LoL jamais !

Ca veut juste dire que tu es peut être entourée de ces phénotypes
Ceci dit, je n’ai rien inventé (il paraît) : la raison à cela étant le fait que les bullshiteurs croient souvent qu’ils feraient de très bons communicants